Présentation

Présentation
Je ne suis qu'une fille du soir et ces états d'âmes n'intéresserons surment pas le commun des mortels, mais puisq'uil faut exister en ce monde je pense que l'écriture est le meilleur moyen d'y parvenir. Nos voix, nos vies, nos actes et nos paroles s'estompent dans le temps, seul l'écrit demeure.
S'il faut donner un sens à sa vie, l'amas de pensées bafouillées à un moment crucial ou banal peut surement aider à en trouver un, mais puisque les mots parlent d'eux mêmes je vais me taire et vous laisser vous faire votre propre opinion...

Bonne lecture

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 15:34

Vie familiale

Vie familiale
L'oiseau Migrateur

Il arrive avec les beaux jours
Il repart dès que vient l'hiver
Apparaît à la saison des amours
Disparait au rafraichissement de l'air

Je ne serai jamais qu'un oiseau migrateur
Comme lui je suis née un jour de printemps
Quand l'air refroidit entre nos coeurs
Je disparait, emportée par le vent

Il se niche au-dessus des gouttières
Et fredonne à la tombée des eaux
Il est là et on ne le voit guère
Et ce n'est que lorsqu'il part qu'il nous semble beau

Il va et vient comme la mer
On sent qu'il ne nous est pas étranger
Il est un peu comme un frère secondaire
Il s'en ira même apprivoisé

Il est victime de ses allers-retours
Et n'appartient qu'à l'horizon lointain
Pourtant son coeur ne connait ni lois, ni détours
Il vous accompagne à la croisée des chemins

Je ne serai jamais qu'un oiseau migrateur
Une fois chez vous je ne pense qu'à m'envoler
Mais si vous doutez encore de mon coeur
Sachez qu'en hiver, vous me manquerez

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 15:44

Tombeau

Tombeau

Endors-toi sans peur
Epanche tes pleurs
Poignarde mon coeur
Toi qui me berce et me leurre

Console-toi en moi
Lacère mes sentiments
Que je souffre ta voix
Sans croire à tes serments

J'ai appris en t'aimant
Qu'on ne peut que se détruire
A s'offrir, à s'ouvrir aux sangs
On perd le sens en soupirs

Mais je serai là à jamais
Quand tu désireras un lit
Au creux du monde et de moi
Ici, tu trouveras un abri

Viens encore et dès le jour
Disparait en m'arrachant la vie
Mais viens encore, approche, Amour
Que je succombe à l'ennemi...


paroles de chanson écrite en 2002 j'avais seize ans...

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 15:55

Modifié le samedi 23 février 2008 09:54

Les fées ne meurent pas

Les fées ne meurent pas


Douce souffrance, tu me consumes, cruelle
Et ne tient pas compte de mon silence d'or
Déliquescence dans l'abîme, seule est celle
Dont j'étais la gardienne au trésor

L'espace d'un instant, j'étais si légère
Que je ne faisais qu'un avec le vent
Tout un laps de temps, j'étais lumière
Un halot d'espoir transperçant

Sombre, obscure amertume
Je ne me ressemble pas
Tu m'étouffes de tes brumes
Qui me gagnent pas à pas

Le dernier sera suicidaire
Ultime défense, amère récompense
Le dernier pas saura te plaire
Puisque c'est lui qui me tueras par toi

Dure et étrange confidence que je fais au soir d'été
Perdue dans l'évanescence, je m'estompe dans mes pensées
Irréelle, éphémère, rien n'est plus ni noir ni flou
Ainsi s'éteint ma lumière, comme une fée à genoux

Les fées ne meurent pas
Et lorsqu'elles disparaissent à nos yeux
Elles sont toujours là, invisibles sbires
De la Déesse qui reçoit nos soupirs

Un ange a traversé les eaux
Un ange, au-dessus de mon berceau
Un ange, qui veille sur mon tombeau
Un ange, entre le pleur et le roseau

j'aime ce texte qui est l'image de la gothico-mélancoly, un espoir au-delà de la désillusion, un brin d'enfance transcendant la réalité, mais peut-être que ça vient de moi, libre à chacun d'avoir son opinion...

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 16:05

Enfants de Raven

Enfants de Raven
Les temps ont changé, les siècles sont passés
Mais les choses sont restées les mêmes
Les moeurs ont évolué, la mode s'est démodée
Mais les malédictions se répètent

Quand le chant du cygne transperce les distances, lointaines
Qu'un voile sombre étend ses ailes immenses, sur notre ciel
Les langues se délient, les gestes de protection reviennent
Témoins d'une autre vie, enfants des pluies diluviennes

Ils sont vêtus de noir et ne sont que lamentations
Briseurs de miroirs, associés du démon
Chagrins pleins la mémoire, fils de désillusion
Ceux qui marquent leur histoire du fer de l'oppression

Vous les méprisez, les haïssez, les craignez
Ces enfants du soir ont du noir dans les idées
Habitants des cimétières, oiseaux de mauvaise augure
Ils ne sortent pour vivre que la nuit, elle cache leurs meurtrissures

Ils sont des miens, ce sont mes frères
Je me nourris de leurs blessures
Errants sous la lune, solitaires
Affichant leurs maux sans armures

Moi je vous comprends, enfants de Raven
Moi qui ne vous rejette pas
Marginaux, incompris du système et seuls
Fantômes des linceuls, je ne vous hais pas

Nés sous le signe de l'oiseau noir
On les croit poussière quand ils fendent l'air
Leur coeur est sec d'avoir bu trop de larmes
Mais quelle différence entre nos chairs?

NB: Raven est la divinité celte de la guerre, de la clairvoyance, représentée par un corbeau. C'est l'image de la déesse de l'ombre, celle qui tire les ficelles du destin, un peu comme les moires grecques

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 16:18

A Eilerua, San

A Eilerua, San
Petit génie des instants arc-en-ciel
Exauçant nos voeux les plus secrets
Quand la vie est aussi cruelle que belle
Petit génie, soeur des fées

Semblable, aux yeux noirs-café,
Ton rire est la mélodie du bonheur
Ton épaule un divin oreiller
Qui sait faire taire mes plus grandes peurs

Tu es le miroir de mon âme
Vampire des sentiments obscurs
Nous ne sommes pas la même femme
Mais nous sommes liées de manière pure

Fille de l'île des serpents et des dragons
Ton coeur cache l'incroyable don
Et tu ne connais aucune contrefaçon
Toi qui respire la noblesse d'Avalon

Soeur jumelle, quand j'ai mal tu souffres
Quand tu souffres j'ai mal
Télépathes d'un syndromes anormal
Nous connaissons les mêmes gouffres

Quand tu chavireras, mes ailes t'envoleront
Ta main serrée à mon poignet
Si tu te noies, me flots te secourront
Je saurai te garder, comme tu l'as toujours fait

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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 18:54

Modifié le vendredi 23 mai 2008 00:46

Mamoune

Mamoune
Sèche tes larmes, petite fille
L'âme a mal quand tu trébuches
Mais en toi une étincelle scintille
Serre-toi encore contre tes peluches

Je t'ai vu traverser le labyrinthe
Tête haute, à tout moment
Cette fois encore, n'aie crainte
Je crois en toi, vraiment

Tu es de celles qui ne tombent jamais
Peu importe les moeurs d'aujourd'hui
Qui sont bien trop impersonnelles
Tu n'es pas de celles qui fuient

Garde tes ombres tant qu'elles ne te couvrent
Garde tes démons, tant qu'on te retrouve
Tu es une bouffée d'amour
Je suis ton amie pour toujours
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 19:05